J'en ai MARRE!!!! M-A-R-R-E!!
J'en ai plus qu'assez de me fendre en quatre pour essayer de mener cette relation-là à bien. Chaque fois que j'ai l'impression d'avoir fait un pas dans le bon chemin, Bang! Ça me pète en pleine gueule, comme d'habitude.. Hier, j'ai passé la soirée avec lui. J'ai eu l'impression qu'on s'était amusés et tout.. On a ris, on a bu, on a fait des conneries.. Tout était très bien, il me semble.
Je suis rentrée tard. Donc je me suis couchée tard par le fait même. Donc ce matin, j'étais fatiguée encore en me levant.. J'avais un cours à 8h.. Donc levée à 6h30. Hier je lui avais dit que j'irais le voir, après l'école. À 11h, après le cours, je n'avais qu'une envie : filer subito-presto chez moi pour faire mes trucs et dormir un peu pour être en meilleure forme ce soir. Mais bon, je lui avais dit, donc j'y vais.. J'arrive là-bas, évidemment, Monsieur dort encore, il est évidemment de sale humeur, comme tous les matins (ou presque) et il va évidemment finir par tout faire foirrer.
Alors voilà.. Il finit par faire chier un peu (j'ai l'habitude..) j'essaie de le prendre en riant, je commence à lui dire des trucs pour me venger.. en blaguant, bien sûr. Ça finit en tirailleries qui finissent, bien évidemment, très mal puisqu'il me fait trébucher par terre et que j'attérit sur les fesses, la tête dans le mur. (Mon habileté habituelle, quoi!) Je me choque un peu.. lui repprochant de ne pas connaître sa force et de toujours me renvoyer, au centuple, le coup que je lui ai donné. Il ne s'excuse évidemment pas, ne se rend apparemment pas compte non plus que le choc était plus gros qu'il ne le croyait et que, sous l'effet de ce choc, j'en ai les larmes aux yeux. Tout ça sans parler du fait que j'ai glissé du lit 10 minutes auparavant et que je me suis pris le coin en plein dos. Par-dessus le marché, il recommence à ramener de vieilles histoires à me reprocher encore. J'en ai plus que marre, je réplique. Je ne suis tout de même pas venue chez lui pour me faire foutre ça sur le nez en plus! Non mais merde.. C'est quand, qu'on passe à autre chose, huh?? Enfin.. Je lui demande de s'excuser pour ça aussi, parce que c'est chiant à la fin de se faire toujours foutre ça sur le nez. Il ne s'excuse pas pour ça non plus.
Finalement.. on se réconcilie brièvement, sans trop de formalités. Je finis par le rejoindre sous la couette (j'avais très froid en plus.. haha) et on s'endort..
En me réveillant, je me rend compte de l'heure et je lui dit que je vais retourner chez moi, que j'ai des choses à faire. Il bougonne, je ne comprends pas trop pourquoi, mais bon.. Je laisse passer. Je vais mettre ma veste et tout.. et je reviens le voir pour lui dire Aurevoir, mais il bougonne encore, en disant que c'est nul notre affaire, qu'on a passé deux heures dans le même lit sans à peine se coller.. Etc etc etc. Le râllage habituel.. Là, j'en ai PLUS que marre. Il y a quand même des limites à se faire chier dessus!! C'est pas parce qu'il a mal dormit que j'ai à subir ses criss de sautes d'humeur! Il dit qu'il a très bien dormit, qu'il n'est pas de mauvaise humeur du tout, que c'est moi la conne qui est venue le réveiller en faisant des conneries, etc etc etc. (Je passe le bout des insultes.. ça me fâche beaucoup trop!) Non mais là, c'en est réellement trop. Il y a réellement des limites à rester quelque part où on se sent totalement pas la bienvenue. Je fous le camp. J'enfile ma veste et mes souliers, je retourne le voir une dernière fois, pour être sûre. (Vous me prendrez peut-être pour une conne de retourner 12 fois sur le "lieu du crime", des plans pour qu'il en rajoute encore plus.. Je sais. Mais c'est que si je me pousse sans rien dire, il va ouvrir la porte et me crier un truc quand je serai rendue au milieu de l'escalier.. Et je n'aurai pas le choix de revenir quand même alors.. Aussi bien rester là un peu et s'assurer que tout est bien terminé, histoire qu'on n'ait pas à remonter..) Il chiale encore, sur je-ne-me-souviens-plus-trop-quoi-tellement-il-a-chialé-sur-tout, alors je fous le camp définitivement, sans oublier de claquer toutes les portes que je traverse. Bien sûr, j'ai couru après pour le faire réagir, mais moi au lieu d'insulter, je fais du bruit. Haha.. (Je vous ai déjà dit au début que quand on se chicanait moi et lui, tous les trucs volaient un peu partout alors.. C'était pas des mentries..) Ça l'a choqué, bien évidemment, et il est venu frapper dans la porte d'entrée, histoire que je l'entende bien et que, comme je vous l'avais bien dit, je remonte voir qu'est-ce qu'il y a ENCORE. Je ne sais pas comment il a fait ça, mais le moustiquaire de la porte a volé à plus de trois mètres de la dite porte. La fenêtre était fermée pourtant! Étrange..
Enfin.. Je remonte, bien sûr la porte est barrée.. Il faut que je frappe 25 fois avant qu'il ouvre.. Je le traite de dingue, comme à chaque fois qu'il brise un truc.. Je le force à venir admirer où il a réussit à propulser le moustiquaire.. Je lui fais une face arrogante, le traitant d'espèce de fou furieux.. Et je re-fous le camp, en claquant moins la porte cette fois. En descendant, je l'entends encore s'acharner sur quelque chose.. Probablement la porte, encore. Je m'en fous, je pars. S'il veut me retenir, qu'il trouve un meilleur moyen que de péter le mobilier. J'en ai plus que marre. Pour une criss de fois que je n'ai rien fait, que je n'ai pas de torts dans l'histoire.. Qu'il aille se faire voir, je n'ai absolument pas à endurer ses humeurs massacrantes, ses injures blessantes et ses élans de violence. En entrant dans ma voiture, je me suis rendu compte que j'avais, sans le faire exprès (je vous jure!), subtilisé sa clée de maison. Huhu.. Il n'en a qu'une, dommage.. Il perd toujours tout, il la cherchera probablement pendant des heures.. Pauvre con, tant pis pour toi! Y'avait qu'à pas me faire chier, connard..
Y'a des jours comme ça où le 10 minutes de route qui sépare ma maison de la sienne me paraît atrocement long. Des jours où je me dis "Mais merde, qu'est-ce que je fous avec ce con?!!!" Des jours où je SAIS que je ne mérite vraiment pas qu'on me traite ainsi. J'ai souvent mes torts, mais il a plus souvent les siens. Je sais qu'on s'aime, mais comme je le dis souvent.. On s'aime mal. On a chacun eu nos histoires séparées.. Qui ont toutes fait qu'on a été déçus par l'amour. J'ai l'impression qu'on n'y croit plus toujours, même ensemble. Je ne crois foutuement pas en l'amour parfait, beau, heureux.. Je me dis que si j'étais avec un mec "bien", qui me traiterait comme une reine, qui ferait tout pour moi et tout.. Je m'emmerderais royalement. Est-ce ça, l'amour inconditionnel? Accepter qu'il me traite comme de la merde, qu'il m'insulte, qu'il me méprise.. Quand je sais que normalement, il ferait tout pour moi, il m'offrirait la lune si seulement il avait une échelle assez longue. Pourquoi acceptons-nous de subir tout ça? Je sais qu'il me subit aussi, que je ne suis pas toujours très gentille, que je l'insulte moi aussi parfois, que je fais exprès pour l'emmerder.. Mais merde! C'est pas ça qui prouvera à quelqu'un qu'on ne l'aime pas.
C'est quand on finit par voir qu'on accepte les défauts de l'autre, qu'on l'aime avec tout ça, défauts autant que qualités, qu'on se rend compte qu'on l'aime vraiment.
Il y a tout de même des limites à ce qu'une femme est prête à subir... Et le système nerveux, aussi, qui en mange un coup. Enfin..
*Soupir..*